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Guillaume Berthault - Responsable DOMEOZ
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Premier contact avec le service de santé au travail, un pas de plus vers la prévention…

Pourriez-vous décrire en quelques mots l’activité de votre entreprise ?

Je suis responsable d’une société de services à domicile créée en 2008 (ménage chez des particuliers, repassage, garde d’enfants…). Nous sommes actuellement 9 salariés. J’ai adhéré à l’AST GRAND LYON pour des facilités géographiques, « c’était plus pratique pour nous d’aller au centre de Baly ».


Pour vous, c’est quoi la Santé au Travail ?  

Comme beaucoup d’entreprises, on considère la santé au travail comme une contrainte. La visite médicale tous les deux ans est une obligation légale. Je pense que c’est bien que l’on vérifie qu’il n’y ait pas de contre-indications pour exercer un travail. Je comprends aussi que les médecins sont tenus au secret médical. Mais en tant qu’employeur, on n’a souvent pas ou peu de retours et on se sent seul avec notre responsabilité pour agir. Dans mon parcours, j’ai vécu le départ de 2 personnes pour inaptitude et cela fait mal au cœur d’en arriver là. Comment peut-on agir ?

En tant que responsable d’une entreprise de 10 salariés, « on sait que l’on doit faire de la prévention, mais on n’a pas le temps et si on commence quelque chose on a l’impression que cela risque d’être une « vraie usine à gaz ». C’est un peu décourageant !


Quels contacts avez-vous eus avec votre Service de Santé au travail ?

Ce qui est important pour moi, c’est d’avoir un accueil de qualité tant au téléphone avec la secrétaire médicale, qu’en allant sur le site internet. On a souvent des questions très pragmatiques et on a besoin d’interlocuteurs compréhensifs qui savent et prennent le temps de nous expliquer.

 

Suite à l’adhésion, j’ai apprécié qu’une personne de l’AST GRAND LYON se déplace et m’aide à revoir l’ensemble des aspects réglementaires. J’avais bien un document unique, mais pas forcément adapté et pas vraiment lu par mes salariés. Avec l’aide de l’assistante de prévention, on a pu revoir certains éléments et les mettre à jour (rappel du risque routier et consignes de sécurité, repérer les produits présentant des risques chimiques, information sur les postures contraignante et conseil d’alterner les tâches par exemple …). Notre document unique est maintenant affiché et accessible pour tous. Cet échange m’a également permis d’identifier d’autres sources d’information : l’INRS pour des plaquettes de sensibilisation « repérer et prévenir les risques professionnels à domicile » ; récupérer les nouveaux symboles pour l’étiquetage des risques chimiques…

En allant sur votre site, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas que la visite médicale et que l’équipe pluridisciplinaire de santé au travail pouvait intervenir sur d’autres actions d’accompagnement à la démarche de prévention, de sensibilisation aux gestes et postures, au port des EPI par exemple…


Dans votre métier, quelles sont les problématiques de prévention auxquelles vous avez à faire face ?

Le secteur des services à domicile présente plusieurs spécificités. Les salariés exercent leur travail aux domiciles des particuliers qui sont des environnements variés et variables et qui comportent potentiellement plusieurs types de risques : le port de charge, la manipulation de produits qui ne sont pas toujours étiquetés, … en tant que responsable, je fais un état des lieux avant chaque signature de contrat, je sensibilise les particuliers à la mise en place de conditions de travail adaptées et je donne des conseils de prévention à mes salariés, mais c’est un travail de longue haleine qui doit être suivi dans le temps.

La grande difficulté pour moi est de trouver les moyens de faire passer les messages … J’ai beau répéter les messages, « inciter à plier les genoux pour soulever des charges », « être attentive aux produits surtout lorsqu’il n’y a pas d’étiquettes », « remplir le seau à moitié pour alléger le port de charge», « faire un petit échauffement avant de commencer le travail », je ne peux pas être derrière chacune. Elles travaillent seules et peuvent prendre de mauvaises habitudes ou ne pas toujours savoir évaluer les risques d’une situation. Et puis c’est le patron qui parle et le message est souvent vécu comme une contrainte plutôt qu’un conseil.


Que pourriez-vous attendre d’un Service de santé au Travail ?   

Je serais intéressé pour avoir de l’information ciblée sur mon secteur plutôt qu’un discours généraliste, car je pense que c’est en s’intéressant au métier que l’on a des chances d’intéresser les salariés à la prévention et à leur sécurité. Dans le secteur des services à domicile, ce serait bien d’avoir des fiches pratiques d’information (avec une version téléchargeable) sur les risques dans le ménage ou le repassage et sur les gestes de prévention préconisés, les « trucs et astuces » du métier (rappel de certaines règles d’hygiène, port des EPI, des gants…).

Il faudrait diversifier les moyens de faire passer les messages. J’essaye d’envoyer de l’information pratique sur la société et la sécurité 4 fois par an en accompagnement des fiches de paye. Je pourrais inclure des messages de prévention. Il faut trouver un moyen d’attirer leur attention : elles ont toutes internet sur leur portable, il y a peut être des pistes d’information à trouver (application, sms, …). Quand les messages sont portés par des professionnels extérieurs cela a plus de poids… et on peut les relayer en interne.

En définitive c’est d’un pool de compétences en santé travail dont j’ai besoin et que je peux solliciter pour des conseils ou du soutien à certain moment. 

Témoignage de Mr Guillaume Berthault, Responsable DOMEOZ (Villeurbanne)

Site web : www.omegamaison.com

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